Aller au contenu

Politique de sécurité de la Confédération: plaidoyer pour une analyse critique des risques 4.0

Les Objectifs de politique de sécurité de la Confédération ont été publiés par le Conseil fédéral en automne 2021 et devraient faire l’objet d’un complément d’ici fin 2022, actualité oblige. Une analyse de ce document fait apparaître des lacunes critiques. Le Parlement – le premier conseil en débattra à la session d’été – aura-t-il la lucidité d’aller au-delà des idées reçues?

En fait, c’est un peu comme si nous vivions encore au temps où seuls les conflits entrant dans une catégorie définie de longue date étaient identifiés comme guerres. Notre époque est plus retorse. La mode a évolué, et si les conflits armés classiques ont encore leurs aficionados, de nouvelles « collections » ont bousculé les apparences: elles se fondent dans le quotidien, se combinent entre elles et ne sont pas toujours visibles au premier coup d’oeil.

Plus raffiné encore: les créateurs jouent à abolir les frontières. Entre l’humain et la machine (transhumanisme1), entre la nature et la technologie2 3, entre le remède et le toxique4, entre le vraisemblable et l’invraisemblable. C’est le règne de la fusion. Entre le biologique, le numérique et le physique. L’IA est un puits sans fond. Vous aimez l’IoT (Internet of Things)? Vous adorerez l’Internet comportemental (IoB – Internet of Behaviour5/Bodies). Les technologies existent6, et il faut se rappeler que, dans l’histoire, le développement pour un usage militaire a toujours précédé un usage civil…

Les « couturiers » qui façonnent les guerres 4.0 privilégient d’ailleurs le look « technologie de pointe destinée à un usage quotidien » qui, par combinaison avec une fréquence particulière7, une molécule spécifique ou une autre technologie permettent de créer des armes aussi redoutables que discrètes.

Les disciples de la guerre 4.0 n’hésitent d’ailleurs pas à recourir à d’autres méthodes. La manipulation émotionnelle, le contrôle bio-physiologique des êtres humains, la surveillance de masse, la dépendance numérique, l’emprise des big-tech qui dépasse celle des Etats, l’infiltration de puissances occultes supranationales au sein même des gouvernements, médias et grandes entreprises via la corruption, la franc-maçonnerie, les conflits d’intérêts ou des mandat d’experts8, la neutralisation d’Etats au moyen de traités contraignants inféodant en fait les Etats signataires à un pouvoir supranational, potentiellement occulte9, la création d’une fausse réalité par la désinformation et la manipulation de l’opinion publique. Avec comme petite cerise sur le gâteau la « gestion par l’absurde » au niveau gouvernemental en nouveauté mondiale.

Chacun a sa vision de ce qui compose la réalité. Certains attendent d’avoir des certitudes, d’autres se contentent d’un faisceau d’indices crédibles. L’ennemi 4.0 n’attend guère que tout le monde l’ait identifié pour changer de look et de tactique. Si le rapport du conseil fédéral mentionne bien les cyberrisques accrus, la désinformation et des activités de prise d’influence, les risques 4.0 susmentionnés n’y sont pas assez développés, la plupart ne sont même pas évoqués entre les lignes.

Le bon sens voudrait pourtant qu’on analyse ces risques 4.0 de façon conséquente: balayer une hypothèse d’un revers de main revient à faire preuve d’une légèreté coupable au moment où les premières salves de l’étape suivante ont déjà été lancées. L’une des plus redoutables pourrait bien se dissimuler dans le Traité international de l’OMS sur les pandémies10, que la Suisse s’apprête à signer. Attention: la santé peut être est un redoutable cheval de Troie11 pour donner le coup de grâce à notre Etat de droit et aux droits humains fondamentaux. Le danger n’est pas que théorique. Il est peut-être imminent.

Jean-Michel Treyvaud

1 Le transhumanisme. Dossier de Liliane Held-Khawam

2 HAARP – Un système d’armement modifiant le climat. Agoravox, 2010

3 Journal of Geography, Environment and Earth Science International: Preuve de la production variable de chaleur terrestre, d’un changement climatique mondial non anthropique et d’un réchauffement planétaire et d’une fonte de la banquise polaire dus à la géo-ingénierie. http://nuclearplanet.com/variable_heat.f2.pdf

4 Des armes chimiques créées en un tour de main. Le Temps, 5.4.2022

5 Analytics inside. What is Internet of Behaviour (IoB)?

6 Neuralink Technology for the Brain

7 Etude sur les liens entre le Covid-19 et les rayonnements électromagnétiques, y compris la 5G Sott.net/National Institut of health

8 McKinsey, «la Firme» qui veille sur votre santé en conseillant chèrement nos Etats Covidhub

9 Que fait Mc Kinsey à l’OJMS? par Michele-Rivasi, députée européenne

10 Non au traité de l’OMS sur les pandémies ! Amis de la Constitution

11L’OMS et ses partenaires préparent un passe vaccinal et identitaire mondial Le Courrier des stratèges

fr_FRFrançais